Quand j'étais petite j'avais des rêves

Quand j’étais petite … je savais rêver !

Temps de lecture : 4 min

Qui pourrait dire le contraire ! Mais aujourd’hui, qu’en est-il ? Faites-vous partie de ces personnes qui affirment  » rêver leur vie plutôt que vivre leurs rêves « .

Si la réponse est oui, alors bienvenue dans cet article !

Rêver, une qualité universelle

Souvent synonyme d’insouciance et de légèreté, rêver est, pour bon nombre d’entre nous, un privilège accordé uniquement aux enfants. Et pourtant, pour devenir des adultes heureux, notre capacité d’imagination ne devrait pas être sous-estimée.

L’imagination est une faculté universelle, qui traverse les âges. Grâce à elle, nous formons et déformons des réalités vécues ou non, nous créons de nouvelles combinaisons d’idées, nous voyageons dans l’univers des possibles.

Comme le pensait Freud, rêver est une voie privilégiée pour accéder à son inconscient et se mettre en route vers la création de notre moi intérieur.

Or, il y a rêver et rêver …

Comme le disait Pierre Curie,  » il faut faire de la vie un rêve et faire d’un rêve une réalité ». Cette citation est d’autant plus vraie dans notre société moderne, où le culte de la performance et de la réalisation de soi constitue un idéal.

Mais, il y a rêves et rêves : ceux qui nous protègent de la réalité et ceux que nous faisons à la nuit tombée.

Leur source est complexe. Toutefois, même si de nombreux sites ou livres, nous permettent de comprendre leur signification, ces derniers restent à apprécier en fonction de l’histoire de chacun.

Rêver, une nécessité …

Les rêves sont indispensables à notre équilibre psychique. Généralement, durant cette  » réalité  » onirique, des personnes nous apparaissent sous un jour différent et nos perceptions ou émotions sont décuplées. Les événements s’enchaînent sans logique et pour autant, cela ne nous surprend guère, sauf au petit matin.

Selon des études menées à ce sujet, 82% de nos rêves sont à caractère violent ou négatif. Dans une entrevue pour le journal du CNRS, Isabelle Arnulf, neurologue spécialiste du sommeil et auteur du livre Une fenêtre sur les rêves, indique que cela  » est bénéfique pour nous ! Ils nous préparent au danger, dans ce lieu sûr qu’est le sommeil, pour nous permettre de mieux l’affronter dans la vie réelle. Rêver réduit l’anxiété ».

Rêver, une fuite …

Au-delà d’être de bon conseil, le rêve nocturne est également un indicateur de nos désirs les plus enfouis.

Or, lorsque la nuit ne suffit plus à nous apaiser, la rêverie peut également survenir durant nos journées de manière plus ou moins consciente afin de nous permettre de  » fuir la réalité insatisfaisante « , comme nous l’indique Patrick de Neuter, psychanalyste bruxellois.

Selon lui,  » fuir la réalité dans nos rêveries est souvent stérile, voire source de malheurs. Mais tenter de réaliser ses rêves peut être tout à fait mortifère : une telle, à force de rêver d’un homme idéal, se retrouve régulièrement seule ; telle autre, à force de rêverie sur la famille idéale, évite la réalité qui la rattrape au tournant ; telle autre encore se tue au travail et transforme en échec ses relations amoureuses successives pour réaliser son rêve qui est aussi celui de son père. « 

Quand j’étais petite, je savais rêver !

Toutefois, je trouve que mon titre n’est plus aussi adapté. Je dirais plutôt  » Quand j’étais petite, je savais imaginer … aujourd’hui, je ne sais plus que rêver ! « 

En effet, avec les années, nous perdons notre faculté à nous projeter dans un avenir où ce que l’on désire est possible. Nos rêves d’enfant ont laissé place à la pression sociale ou encore familiale, à la contrainte financière ou matérielle nécessaire à notre épanouissement. Mais ne sommes-nous pas responsables de ça après tout ? Je pense que oui … que dis-je !! j’en suis persuadée.

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La vie est un voyage. Un jour, vous arriverez forcément à destination. Mais comment souhaitez-vous le terminer ? Avec des regrets ?

Pour conclure …

Lors de moments difficiles, j’ai souvent cette image en tête : je suis perdue en plein océan et contrainte de nager pour rejoindre l’île la plus proche. Toutefois, ne la voyant pas et fatiguée de mes efforts, je me laisse porter par le courant en me reposant sur le dos. Et puis, lorsque la détermination me gagne à nouveau, je me remets à nager de toutes mes forces car je sais qu’il y a forcément une île quelque part.

Cela vous est-il déjà arrivé ? Je pense que oui même si chacun crée son propre récit imaginaire.

Lors d’une discussion très psycho-philosophique avec ma soeur, cette dernière me dit  » mais qui te dit que ta survie (ou ton bonheur !) dépend de cette île ! Peut-être qu’il suffit simplement de lâcher-prise (quitte à se laisser couler) pour découvrir qu’en fait, ton rêve se trouve dans une cité perdue au fond de l’océan. Intéressant non ?

Je trouve qu’elle a effectivement raison et cela rejoint ce que j’ai expliqué dans cet article. Pour être heureux, il est vital de rêver mais surtout d’être imaginatif. Il faut être capable de distinguer nos propres désirs de nos peurs et de se servir de ces derniers pour avancer sur notre propre chemin. Savoir écouter nos songes nous accompagne dans cette quête, qui va, selon moi, bien au-delà de ce que nous attendons.

Qu’en pensez-vous ? J’attends vos commentaires !

Belle semaine à tous ^^

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